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 Sur les traces de la RdT

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AuteurMessage
Mérik



Messages : 5
Date d'inscription : 15/12/2010

MessageSujet: Sur les traces de la RdT   Mer 15 Déc - 19:49

Au final, Mérik avait très facilement trouvé ce qu’il cherchait. Pas comme il l’aurait voulu cependant… Il avait espéré que sa tante soit en vie. En réalité, il ne lui restait plus rien. Ni argent, ni domicile, ni même de famille. Son père avait toujours été invisible et sa mère, aujourd’hui décédée, semblait avoir toujours très soigneusement évité le sujet. Le jeune demi elfe regarda l’épave, qui lui offrait sa carcasse ensablé sous un soleil plus que douteux, et songea que les pistes le menait encore vers la mort et la maladie ; il soupira. Était-il le dernier survivant des Essaïrial ? Le Capitaine avait cependant parler d’un cousin. Il irait le voir. Plus tard. En attendant, les feuillets entre ses mains, couverts d’une écriture minuscule et tremblotante, devait être lus.
Mérik s’installa là ou Leylee le lui avait commandé ; à la poupe, seule zone aillant réussit à ne pas se disloquer par la tempête ahurissante qui avait rendu le bâtiment marin aussi inutilisable. Malgré cela, la coque restait intacte et l’ensemble laissait encore voir une puissance navale intéressante, dont le gros des dommages s’était concentré sur la proue et le grand mât, brisé. Le jeune homme enjamba quelques débris de bois, l’arrière d’un canon technologique dont la tête était fichée dans un mélange de sable et de vase poisseuse, quelques cadavres de bouteilles, des livres trempés et creusés par la morsure corrosive du sel et trouva un renfoncement à peu prêt stable et déblayé, s’y installa. En dépliant les documents il constata avec soulagement qu’ils avaient été rédigés en commun, lui qui parlait si mal l’orc… Il avait aussi espéré qu’Addaa lui apprendrait cette langue violente aux intonations rauques. Il faudrait affermir ses connaissances en ce domaine de manière différente. Pour l’heure, il se plongea dans la lecture de la lettre de sa tante.


« Mérik,

Nous ne nous connaissons pas et si tu lis ce message, c’est sans doute que nous ne nous connaîtrons jamais. Ton père était mon frère. Je l’ai bien connu et j’espère que de son calme et sa patience tu as hérité. J’imagines dans mon esprit malade que tu as ses yeux, la couleur et la douceur de sa peau. Si tu viens jusqu’ici mon neveu, c’est que tu es venu chercher un morceau de ton passé ou les vestiges de notre famille décadente. Tu t’y cassera les dents. Mais les Essaïrial se brisent toujours l’échine contre leur destin et la fatalité de leurs déchéance. Après toi, tu ne trouvera plus qu’un seul Essaïrial vivant. Shindaar. Je croyais m’être assez battue, je croyais être plus coriace que ce corniaud brun mais je me suis trompée. La fatalité sans doute…ou la haine. Cette immense colère qui m’habitera jusqu’à mon dernier souffle, est une rébellion contre ce que j’aurais dû être, et contre ce que la vie m’a offert. Ma bannière a toujours été la liberté. La liberté et la vengeance. J’ai dû être glorifiée par ta mère qui, si je me souviens bien, était du même bois que le mien. Peut être t’as t-elle racontée ce qu’elle fut à l’époque ou je l’ai connu, ou peut être que tu l’apprendra de mes mains… J’ai décidé de ne rien te cacher.
J’ai glissé dans cette enveloppe une clef qui te permettra de savoir tout ce que tu veux. Un récit de ma vie, que j’ai mêlé avec la vie de ceux que j’ai connu, certains brièvement, d’autre plus profondément. Il ne s’agit ni d’un conte, ni d’un roman. Tout ce qui est écrit dans les pages de ce manuscrit est une succession de réalités ignobles, de concupiscences malsaine et d’espoir brisés. Tu es jeune, tu es libre et tu as cette santé de ce sang mêlé qui coule dans tes veines. Il faut apprendre maintenant à abolir les périodes de deuils et de lamentations qui n’ont jamais servis qu’a rendre les gens sans gout et sans volonté. Tu apprendra que mon existence s’est construite de malheurs, de peur et d’envie. Tu apprendra la chaire, le désir, la haine, l’affolement et la fatigue en même temps que la vigueur et la force de caractère. Tout cela, sans suivre mon exemple. Je ne suis pas une image, ni une idole, ni rien de bons, ni rien de mauvais mais un peu de tout, déséquilibrés. Les exemples de ma jeunesse m’ont forgés l’âme et le cœur en une matière dure et effritable à la fois, en même temps que mon esprit peu à peu, s’est couvert d’une folie qui atteint aujourd’hui, dans mes dernières heures, son paroxysme.
La clef te mènera a Cabestan, la maison la plus éloignée du village, celle avec l’ancien gibet, que j’ai remis à neuf. Je te la légue cette bicoque. Fais en ce que tu veux, tu peux vendre mes souvenirs, les jeter à la mer mais prends soigneusement le temps de regarder toutes ces choses qui sans le manuscrit ne sont que des objets inutiles et sans passé. Tu trouvera sous l’escalier, dans un coffre en fer, le récit dont je te parles. Lis le en entier.

Avec tous mes regrets,

Ta tante Addaa Essaïrial. »
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