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 Bribes (ou le retour deux...)

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Tzanga



Messages : 15
Date d'inscription : 17/12/2010

MessageSujet: Bribes (ou le retour deux...)   Ven 7 Oct - 8:39

Soleil de plomb.

La tête du troll tourne lentement sur le côté, ses lèvres crevassées s'entrouvrent, laissant pénétrer les quelques gouttes de cette eau sale dont il n'est abreuvé que trop rarement.

Alors, pas décidé ?
De sa langue, il lèche ses lèvres, avant que le liquide ne se soit évaporé

Poussière.

L'astre du jour est presque à son terme.
La poussière soulevée par les bottes tend à diminuer, ils se sont enfin éloignés.

Obscurité.

Bientôt, ses yeux ne distingueront plus que le relief déchiré de la plaine. Ne pas s'endormir, au risque de ne jamais se réveiller.
Alors le jeu commence.
Discener les scorpides, les rapaces ou tout autre charognard susceptible de le trouver à son gout.
La chasse commence. Elle va durer de longues heures.

Froid.

La chasse dure.
Pour tenir ses sens en éveil, rien de mieux que de se souvenir.

Guerre.

La terre a souffert. La mer aussi.
Les ennemis ont surgi. La guerre a été déclarée.
Un ennemi s'est révélé.

Combats.

Un peu partout, ses camps sont apparus.
Aucun continent n'a été épargné, aucune nation n'a accepté la domination qu'il leur imposait.
Alors les troupes se sont formées. Bataillon en ordre de marche, ou escouade de mercenaires, chacun a mené son combat.

Mort.

Le tigre s'élance. Sacrifice ultime d'un compagnon de toujours envers son maitre.
Les coups pleuvent, et le fauve finit par succomber sous le nombre.
La mort plutôt que la fuite.
Les coups s'enchainent, les chairs sont percées, les corps tombent.
Bientôt, les carreaux ont totalement déserté le carquois. L'arbalète tombe sur le sable, remplacée par des pointes en cornaline. Le maitre sera aussi sauvage que la bête dans cet ultime corps à corps.

Etonnement.

Les coups portés par l'ennemi, toujours plus nombreux, visent à le maintenir en vie.
Croulant sous le nombre, il finit par être immobilisé.
Puis vient le grand vide.

Souffrance.

Cela fait plusieurs jours maintenant, que le troll résiste.
Il a bien essayé de se laisser aller à la mort, mais ses geoliers ne l'ont pas entendu de cette oreille.
Le réveil a été pire.
Alors il lutte, conservant l'instinct primaire de la survie.

Douceur.

La folie engendre d'étranges réactions. L'air ambiant prend un gout de sel. Son sifflement au travers des rochers se transforme en craquement des boiseries et clapots des vagues. L'odeur acre du gardien se transforme en douce odeur de plantes et de rhum...
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Tzanga



Messages : 15
Date d'inscription : 17/12/2010

MessageSujet: Re: Bribes (ou le retour deux...)   Ven 14 Oct - 11:57

La chaleur cède lentement la place à la fraicheur de la nuit.
Encore quelques heures, et les températures seront moins désagréables.
Mais pour l'heure, l'esprit du prisonnier savoure ces instants où il en arrive à oublier son corps, sa doulueur, la morsure du sable, du sel, du soleil ou de la nuit, les coups, les tortures savamment appliquées par ses geôliers.
Ses pensées se tournent vers les fils plus ténus chaque jour qui le lient au monde des vivants.


Se souvenir...

Le monde s'est embrasé.
La secte s'est éveillée en même temps que la terre a grondé. Elle qui n'était qu'en sommeil jusque là a lancé sa grande offensive, aidée de puissants alliés, ou profitant simplement d'une opportunité inespérée.
Au même instant, la terre se déchire, le ciel se voile, le feu s'abat. Le domaine de Mamui Ata n'est pas épargné, rien n'est épargné.
Aveuglément, le cataclysme s'abat sur les forces en pré2sence en Azéroth, en Kalimdor, en Norfendre, ou au fond des océans.
De toutes parts, des conflits éclatent. Les vieilles haines refont surface. Mais ce n'est plus un seul ennemi commun, mais une foule d'adversaires prets à profiter d'un moment de faiblesse d'un côté ou de l'autre.
En Kalimdor, une troupe de mercenaires cherche à obtenir toujours plus d'informations. Le renseignement est le nerf de la guerre, sans renseignement, aucun chef de guerre ne peut anticiper, préparer ou manoeuvrer ses troupes.
Et pour aller le chercher où il se trouve, de petits groupes se forment, au gré des combats, des blessures et des morts.

Un camp s'installe dans les mille-pointes, dont les canyons sont noyés par les eaux furieuses. Sur les hauteurs, un campement important préfigure une base avancée d'importance.
La petite troupe campe non loin, à l'abri des sombres rochers. Il harcèle les sectateurs, libère des prisonniers, et de temps en temps, parvient à récupérer une information importante qu'il retransmet aussitôt à son commanditaire.
Mais malgré l'expérience de chacun des mercenaires la composant, pour majorité des trolls, ce jour là, ils ne voient pas qu'ils foncent droit dans un piège habilement tendu. L'information cruciale qu'ils pensent récupérer lors de l'opération, n'est qu'un leurre.
Et, chose surprenante, les sectateurs, malgré leurs pertes, ne semblent pas prets à vouloir donner le coup de grâce.
Seuls deux trolls sont capturés vivants. Du moins, pas trop en mauvais état.
Enfermés dans des cages de fer, ils sont séparés et gardés en permanence.
Avant d'embarquer pour un long voyage au travers du désert, puis des jungles d'Un Goro, et enfin la traversée du désert de Silithus.

Un campement, au pied des ruines de la cité quiraji.
Des tortionnaires, aux méthodes étranges. Une magie impie qui suinte d'une partie des sectateurs, accomplissant des rites auxquels le commun des mortels ne résisterait que peu de temps.
Les deux prisonniers subissent rites, tortures, privations, et sont, pour une grande majorité de leur rétention, attachés, presque nus, couchés sur le sable, les bras en croix, le visage tourné vers le ciel.
La nature en fait assez à elle seule, dans cet environnement, pour qu'il n'y ait nul besoin d'en rajouter beaucoup.
Et pourtant, ils ne sont pas épargnés par leurs geôliers.
Parmi tant d'autres.
Comme ce jour, où seul l'un des deux survivra.
Au creux des dunes, les deux trolls se font face. Chacun est armé d'un simple couteau. Ils se connaissent, ont combattu côte à côte pendant de longues semaines.
Malgré leurs différences, il s'apprécient.
Un claquement de doigts, et l'un se précipite sur l'autre. Le second esquive, se défend. Les coups pleuvent, d'un côté pour tuer, de l'autre neutraliser.
Une lueur brille dan le regard de celui qui se montre le plus agressif. Une lueur que son compagnon n'a jamais vu auparavant.
Le troll esquive encore et toujours, mais la fatigue, les douleurs arrivent très vite, les blessures accumulées le font souffrir.
Ce combat ne durera pas éternellement. L'instinct du chasseur reprend le dessus, la bête enfouie en lui se réveille, et sur une nouvelle esquive, ses crocs viennent se crocheter profondément sur la gorge de son adversaire.
La chair arrachée laisse place à un important flot de sang. Il s'écroule, mais le troll le retient.
Doucement, il s'agenouille.
Pendant les quelques secondes d'agonie, leurs regards se figent l'un dans l'autre. La lueur malsaine s'éloigne, en même temps que la vie.
Le troll, accroupi, le corps sans vie désormais contre lui, ne peut décrocher son regard.
Ce contact entre leurs peaux n'est pas le premier, mais il restera gravé comme le dernier.
La vie s'en est allée du corps de la trollesse, un long cri de rage s'échappe de la gorge de son amant.
Cri qui se répercute sur les rochers alentours.
Cri qui se perd dans l'immensité du désert.
Cri stoppé net par le coup assené derrière le crâne du survivant.


Ne pas oublier...

Crissement à peine perceptible du sable.
A l'heure qu'il est, aucun geôlier n'a l'habitude de venir voir le prisonnier. Et un serpent produit un son plus régulier.
Une odeur... Un parfum mélant fleur, cuir et sel. Mais un sel qui rappelle aussitôt l'immensité calme ou violente des océans.
Une voix. Familière.
Il faut quelques minutes aux yeux du troll pour arriver à discerner, penchées sur lui, deux elfes au visage familier.
Fantasme ou réalité, il ne lutte pas lorsqu'on le détache, le soulève et l'aide à marcher en direction des rochers.
Bruits et fureur, cris... Le campement au loin est en proie à une vive panique, pendant qu'il fait l'objet d'un massacre organisé.
Nouvelles voix familières, des visages troubles qui s'agitent autour du troll.
On le hisse sur une machine volante, on l'arnache.
Le vent sur son visage.
Changement de climat. Il fait toujours chaud. Mais l'air porte en lui l'odeur de la mer.
Les mouvements brusques et le bruit sourd de l'engin volant cèdent la place au doux roulis du navire.
Porté par les membres d'équipage, le troll se retrouve dans une cabine aux odeurs familières. Son instinct, auquel il a laissé libre cours, intime à son corps de ne pas présenter de résistance.
Et l'on s'occupe de lui.

Lorsqu'une ombre fait son apparition dans la pièce sombre. Un ombre que son instinct rejette, une ombre qu'il lui faut fuir.
Trop fatigué, sa lutte n'est que de courte durée.
Et l'ombre, contrairement à toutes celles qu'il a du subir quelques jours auparavant, n'agresse pas son corps, au contraire...
Un instant, son instinct se tait, son corps se soumet.

Et les limbes d'un profond sommeil sans rêves l'emportent, alors qu'il se sent en sécurité, pour la première fois depuis si longtemps...


(HRP : si vous le désirez, vous êtes libres de continuer ce récit avec les réflèxions, actes, paroles, ressentis de vos personnages...
Etant absent pendant les deux semaines à venir, j'aurai quand même peut être l'occasion de venir poster des "suites", expliquant ce que peut raconter Tzanga à propos de sa captivité pendant ces semaines de convalescence. Quoi qu'il en soit, je pourrai passer consulter le forum (via smartphone, c'est pratique pour consulter, beaucoup moins pour répondre ^^))
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Eliaris

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MessageSujet: Re: Bribes (ou le retour deux...)   Ven 14 Oct - 12:37

Une forme sombre reposait immobile telle une statue, dans la cabine, sur un tabouret. Imposante, silencieuse, elle veillait sur le troll qui dormait, ou comatait, presque, sur le lit du quartier-maître, sa peau bleue bandée par endroits, marquée par les privations, les coups, la torture.

Il veillait.

Ou presque.

Un bruit fort émana de la silhouette qui se redressa, sursautant presque, manquant de tomber du tabouret.

Un ronflement, SON propre ronflement. Qui l'avait réveillé. Le tauren jura doucement en taurahe, se passant son imposante patte noire sur le museau, dépité. Plus l'habitude. Son esprit, son corps – quel qu'il soit, soit dit en passant – était plus habitué à dormir à même le sol, protégé par sa fourure et peu géné par le roulis, alors ... dormir sur un tabouret, pour rester sur le qui-vive et éveillé en cas de soucis ...

Posant son regard bleu sur le troll, le tauren se leva, grognant encore. Courbatures. Encore un soucis qu'il ne rencontrait que sous sa forme humanoïde... Un comble.

Se massant les jambes, le tauren retourna au chevet du malade, posant une patte sur son front, un sourire satisfait s'étalant sur son visage : La corruption refluait. Regardant autour de lui, il vit les flasques de liquide brillant que la capitaine avait confectionné à son initiative – Potion de purification, un précieux atout – en repensant à la veille. Avait on vraiment besoin de ces deux elfes venues de Shattrath ? Il était persuadé que non, et pourtant...

Pourtant, il avait entendu certaines discussions qui lui avaient fait grincer des dents, plus d'une fois. Dur, de réprimer son coté animal dans certaines situations... Il retourna se poser sur son tabouret, et ferma à nouveau les yeux.

Sauver un membre d'équipage ? C'est tout ce qui comptait.
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Lenah

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Age : 36
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MessageSujet: Re: Bribes (ou le retour deux...)   Ven 14 Oct - 12:52

Lenah, masquée par les ombres, s'approchent du corps de Tzanga doucement, discrètement. Elle ne veut pas l'effrayée, elle ne veut pas qu'il donne l'alerte, pas avant que les autres fassent leurs diversions.
Elle s'agenouille près de lui et murmure doucement
"Tzanga c'est Louve du Ronae, on vient te sauver, ne bouge pas, ne dis pas un mot surtout."
La capitaine s'approche et sort des ombres doucement, donnant un peu d'eau à Tzanga. Celui-ci semble reconnaitre Leylee. Len' en profite pour défaire les liens serrés autour de ses poignets.
L'attaque arrive, courte, incisive, ne laissant aucune chance au campement. D'un geste, Len' regarde Leylee et l'aide à soutenir le corps de Tzanga pour l'emmener loin de cet enfer. Elle sent monter en elle une vague de rage qui crie vengeance.


----------------------------------

Arrivée au bateau. Tzanga est de retour, enfin. Il est allongé sur le lit, si faible, si mal en point. Len' s'approche de lui et commence à soigner une à une ses plaies. Le sable s'y est enfoncé si profondément. La rage revient au fur et à mesure qu'elle le soigne. Ils n'ont pas blessés au hasard ces connards... Elle lutte pour faire taire ce hurlement de rage qui veut sortir, pour faire taire aussi ses larmes. Len' ne comprend pas pourquoi les êtres doués de pensées sont aussi les plus barbares. Elle essaye de rendre ses soins les moins douloureux possible, utilisant des produits pour endormir la peau lorsqu'elle doit ré-ouvrir des plaies anciennes pour les nettoyer. Elle répète ses gestes inlassablement, essayant de rester calme. Le temps n'est pas venu encore de faire éclater sa rage, sa haine. Elle s'interrompt parfois lorsqu'une prêtresse vient lui prodiguer d'autres soins puis s'efface lorsque les plaies sont enfin propres afin que Borosh prenne soin de lui. Elle ne peut détacher son regard de Tzanga, son regard seul trahissant sa colère et sa peine.

---------------------------------

Len' prend son tour de garde près du prisonnier. Malgré la haine et le dégout qu'elle ressent envers lui, elle se contient. Elle se contente de le foudroyer du regard. Elle essaye de faire taire son envie de vengeance, éloigne ses armes pour ne pas être tenter de l'égorger. Leylee a promis qu'il sortirait en vie du bateau se répète-t-elle en boucle afin de ne pas succomber à l'envie de lui infliger les mêmes souffrances. Elle s'occupe, sort des plans de son sac, étudie, essaye de comprendre. Enfin vient le moment de la relève, elle n'a pas dis un mot au prisonnier, elle s'en va sans un seul regard vers lui.

Avant d'aller dormir, elle passe discrètement dans la pièce d'Addaa, regarde Tzanga dormir. Elle sourit faiblement. Tout à l'heure, elle repassera pour commencer les légers massages de son ventre afin d'aider son organisme à accepter à nouveau la nourriture.
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Addaa

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Messages : 56
Date d'inscription : 08/12/2010

MessageSujet: Re: Bribes (ou le retour deux...)   Sam 15 Oct - 14:03

Addaa ne tenait pas en place ; les chocs sourds de sa colère rendaient ses gestes nerveux, agressivité latente. Bras croisés, ses ongles enfoncés dans la chaire de ses bras, les yeux brillants intensément des images de massacres qui colmataient sa fureur, le quartier-maître faisait claquer sur le bois du navire des cents-pas rageurs, sans précipitations . Deux noms emplissaient ses pensées, deux noms qu'elle n'avait pas cessé d'entendre battre à ses tempes. Immuable inquiétude, mal gérée, mal compris dans ce cœur violent.

Tzanga... Noriana...

Elle ferma les yeux, tant cette terreur, terrible, brûlante, nouait son ventre, tordait ses entrailles. La vengeance était-elle réellement utile ? La fureur n'éteindrait pas les souffrances qu'avaient subits son vieux camarade, et cette vision de lui, brisé, effacé, souffrant et presque mourant nourrissait son cœur d'une douleur indicible, que sa colère et sa haine ne noyaient pas tout à fait. L'elfe savait, qu'il n'oublierait pas. Elle savait aussi que ce qu'on oubliait plus facilement, n'étaient en rien ces souffrances que la vie donne et inflige, mais ces instants heureux, fugace comme une brise, volés à la destinée.

Mêlé à sa fureur, son inquiétude s'attachait à Tzanga et par la même occasion, s'accrochait à Noriana. Comme une sorte de signe, un espèce de lien, insurpassable, l'un lui renvoyait l'image de l'autre, sur un fil de funambule à l'équilibre précaire. Allait-on mettre la terre à feu et à sang pour retrouver le maillons manquant à la chaîne ? Allait-elle s’abîmer dans ce vide profond, dans ce néant de colère ? La vision d'un équipage marqué, déséquilibré s'imposait à son esprit ; il manquait un composant, il manquait quelque chose, quelqu'un, qui resterait irremplaçable.
Il ne manquait plus que ce goût de sel hésitant, avec son sourire simple, ce petit pas tranquille mais vif sur le bois du navire, ou cette voix aux accents tribaux, un rire jeune et vivant quelque part autour d'eux. Lorsque le Ronae ferait à nouveau entendre dans son ventre cette lueur de chaleur, lorsqu'elle serait à nouveau là et quand chacun aura retrouvé comment rire...

«  Ce sera comme avant. »
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